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TEMOIGNAGES D'ETUDIANTS D'HYPOKHAGNE 2017

Par MURIEL FAZEUILLEPublié le 26 juin 2017 à 22:04

Highway to LSHC

 

Toi, chère personne qui lit ce témoignage. Toi, individu perdu au milieu des pages internet du lycée Saint-Sernin. Toi, qui est là par hasard ou au contraire à dessein. Tu es à présent devant un texte que tu voudrais déterminant en ce qui concerne le choix auquel tu es confronté. Tu aimerais que je te dise que la prépa A/L c'est difficile, rude, chaud et bancal, un peu comme l'enfer en somme. Ou à l'inverse que c'est le bonheur suprême, le chemin vers l'épiphanie, l'épanouissement personnel le plus complet. Tu voudrais que je fasse ton choix APB en te délivrant une vision topico-manichéenne de la classe prépa, n'est-ce pas ?

 

Bien que j'eusses aimé t'accorder ce soulagement, je ne pourrais pas. Parce que la prépa, selon mon expérience c'est justement cet équilibre entre les deux – un peu comme le fil du funambule – et ce danger de chute est justement l'un de ses plus grands attraits. Car faire prépa c'est avant tout un challenge, envers soi-même et envers les autres, c'est vrai. Toutefois suivre complètement cette vision serait un peu trop facile et on tomberait vite dans le cliché de l'hypokhâgne comme «antichambre de la mort»: travail sans fins, stress permanent, solitude, mort de la vie sociale... bref, bien loin du «sex, drugs and rock'n'roll» caractéristique du rêve qu'est la vie étudiante.

 

Je ne pourrais pas nier le fait que la charge de travail est plus, voire beaucoup plus intense qu'au lycée, le but ici n'est pas de te mentir. Mais c'est aussi un des avantages. L'épanouissement intellectuel dans un cursus généraliste et centré sur la culture, particulièrement quand c'est ce qu'on aime, c'est évidemment très vivifiant. Alors oui il y a les DS et les khôlles et le contrôle continu et tout le reste... Bien sûr qu'il y a du stress et la menace du burn-out à certaines périodes, surtout quand on n'en a pas l'habitude. Moi comme tant d'autres, j'ai fait l'expérience de cette «malédiction de janvier», ce temps de l'année qui constitue un pic de négativité autour de l'expérience prépa. Lassitude des mauvaise notes, irrégularité de l'estime de soi, insomnies... tous ces problèmes, souvent déjà intrinsèques à l'étudiant qui en est sujet, sont mis en exergue pendant ces moments. Cependant «moments» ils restent et, si je peux me permettre de donner un conseil, il faut garder en vue le fait que ce ne sont que quelques bémols nécessaires pour faire ressortir une parfaite harmonie si on veut éviter de se noyer dans un verre d'eau. Mais ces épisodes de déclins permettent également de faire contraste avec les bons côtés et de faire ressortir les progrès (immenses) que l'on fait au cours de l'année. C'est de cette façon que l'on accède à la connaissance du Vrai bonheur : celui que l'on atteint quand après des heures de préparations on a réussi à ne pas bégayer une seule fois en khôlle ou qu'on est parvenu à doubler sa note en DS ou encore à participer en cours après des mois et des mois de silence et que l'on voit des étincelles briller dans les yeux de nos professeurs (bae).

 

Car l'hypokhâgneux est motivé (la plupart du temps) et téméraire (à peu près aussi souvent), il ne se laisse jamais abattre. Pas seulement parce que c'est son caractère, mais aussi parce que c'est une nécessité si l'on veut tenir la distance. Et entre nous, c'est plus facile qu'on ne le pense.

 

Peut-être que je suis dans une classe particulièrement exceptionnelle mais au fond les retours que j'ai pu avoir des autres hypos sont unanimes. Comment le parcours du combattant se transforme-t-il en une simple randonnée de six heures ? Vivre ce bout de chemin à plusieurs, rencontrer et survivre tous les jours avec des personnes avec qui on a de nombreux points communs (dans les idées et le caractère) crée une solidarité et un appui considérable. Ce n'est pas le genre de choses auquel on pense quand on s'oriente à la fin de la terminale. C'est pourtant essentiel si on veut prendre en maturité et évoluer dans un environnement qui ne porte pas atteinte à notre santé mentale. Les classes prépa sont aussi des lieux où l'on cultive l'originalité et où l'on apprend par conséquent à être tolérants (oui on admet tout le monde, même ceux qui écoutent du PNL, qui font partie de la mafia corse ou qui chantent Aïsha en soirée). Toute cette diversité entraîne aussi une atmosphère propice à l'entente et au débat, ce qui promet de nombreuses conversations aussi intéressantes que déjantées. En tout cas, vous trouverez toujours quelqu'un pour vous accepter.

 

Et au fond ce n'est même pas ce qui est le plus important : chaque expérience est différente et je suis certaine que l'année prochaine, quand vous serez à ma place en train d'écrire votre témoignage pour les hypos des années futures, vous trouverez d'autres avantages et d'autres inconvénients à cette branche d'étude qui nous uniront sûrement.

 

En somme l'hypokhâgne est une aventure en soi : on ne sait pas où on va ni pourquoi on y va, mais il y a un chemin devant, des gens à côté et une bonne équipe pédagogique derrière qui nous courent après avec des fourches et nous forcent à avancer vers cet inconnu entouré de tant de mythes et de légendes qu'il peut se comparer à l'Eldorado: l'ENS (enfin le concours pas l'école hein! Sinon je suis bonne pour brûler dans les profondeurs des enfers...).

 

Laure M.

 

* * *

Une épreuve. Le dépassement de soi. C'est ainsi que je résumerais mon année d'hypokhâgne. Bien des difficultés, bien des coups de gueule, bien des impressions de fin du monde, bien des envies de tout faire exploser ou de tout foutre en l'air, mais pour combien l'impression d'avoir grandi !

 

Je crois que ce que je retiendrais de l'hypo seront deux mots : enrichissement - sur le plan culturel et surtout sur le plan humain (des camarades et des professeurs passionnés !) - et méthodologie. Voilà, on ne ressort pas d'une hypo, qu'elle était difficile comme pour moi ou plus aisée, sans ces deux apports. Et même si les notes restent parfois basses, même si c'est dur, et bien il y aura forcément du positif au bilan. On apprend à se connaître : son rythme de travail, ses heures pleines ou creuses et... Oui, on peut aussi découvrir les matières qui nous passionnent le plus ! Comme je l'ai dit, du moins c'est mon ressenti, l'hypo est une épreuve ! L'important, c'est de jouer le jeu pour affronter ses difficultés et y faire face, accepter de passer à l'oral même si on a peu confiance en son travail, passer six heures à plancher sur un sujet et s'arracher les cheveux en se disant : mais comment je vais faire ? Mais surtout... Des fous rires, de l'aide auprès de tes camarades, le plaisir d'apprendre, le plaisir de partager et vivre de bons moments comme de moins bons. C'est tout ça la prépa. Mais c'est aussi du travail (tu apprendras à vaincre ta flemme car tu n'auras pas le choix et ça c'est cool!) et de la méthodologie, beaucoup de méthodologie. Enfin, je dirais qu'il faut se retirer de la tête que la prépa, ce n'est QUE du travail. Non, tu peux sortir, tu peux faire du sport, de la musique, l'important est de savoir s'organiser. Toutefois oui, il faudra sûrement faire des sacrifices, c'est comme ça.

 

Mais vous voulez sûrement aussi des petits conseils. Aller, je vais vous en donner, bien qu'ils restent subjectifs. Déjà, soyez curieux ! Curieux d'apprendre. Ensuite, bien se renseigner sur les bibliographies : lire les œuvres au programme avant la rentrée et bien se reposer aussi. Le début de l'hypo, c'est un moment difficile et les premières notes ne sont pas fameuses (5, 6 ou 7...). Mais pas de découragement, cette année remet en quelque sorte tout à zéro. On n'oublie pas les acquis du lycée, mais on repart sur de nouvelles bases. Peut-être qu'il vous faudra du temps pour vous mettre dans le bain (6 mois pour mon cas, alors ne vous inquiétez pas!), mais vous apprendrez à vous organiser. En littérature, bien lire tous les livres demandés (et plus si affinités) et les ficher, ça vous aidera pour les DS. Mais je dirais que le point le plus important est le travail régulier : bannir les coups de bourre de 2h ou 3h, moins productifs. Le DS dans une semaine ? Réviser tous les jours des cours, prenez note des notions (en philo, en français et en LV, très pratique) et récitez votre cours à haute voix, ou mieux, révisez-le avec vos camarades, interrogez-vous et entraidez-vous. Ensuite, gardez en tête que vous ne pourrez jamais TOUT bien faire. Des fois, oui, vous serez fatigué et il faudra privilégier le sommeil (c'est capital le sommeil!). Des fois, vous devrez faire vos colles dans l'urgence. Des fois, vous aurez l'impression d'avoir trop de travail... Mais ça fait parti du challenge. Voilà, je pense vous avoir dit l'essentiel.

 

Voici mon mail pour des questions, des infos : lepoutresuzy@gmail.com

 

Suzanne L.

 

* * *

La prépa n'est pas un enfer. Je tenais à ce que cela soit la première chose que vous lisiez. Honnêtement, la réalité des classes préparatoires est souvent bien loin des propos que l'on entend à leur sujet. Parmi ce que vous avez sûrement déjà entendu, voici ce qui est vrai :

- Il faut travailler. Il ne faut pas ÉNORMÉMENT travailler au point de ne plus sortir et de ne plus dormir la nuit (d'ailleurs il faut dormir !) Mais il faut travailler. Régulièrement, sérieusement, en s'organisant bien. On prend très rapidement le rythme, on finit par avoir une sorte de routine de travail, qui peut être différente d'un élève à l'autre : certains préfèrent étaler leur travail sur la semaine le soir après les cours, d'autres s'organisent pour faire le plus gros du travail le week-end… Il faut trouver ce qui marche pour soi, et s'y tenir.

- Il faut faire des choix. Certains parlent de sacrifices. En fait, c'est juste qu'on ne peut plus tout faire en terme d'activités extrascolaires. Ça ne veut pas dire qu'on ne peut plus rien faire ! Au lycée, je faisais du piano, de la danse, et du dessin. Cette année, j’ai choisi d'arrêter la danse, mais je continue le piano et je trouve le temps de dessiner plutôt régulièrement. Le terme de choix me semble vraiment important, parce que effectivement, choisir c'est renoncer, mais c'est aussi privilégier. L'important, c'est de trouver l'équilibre entre les deux. En bref, la prépa ne vous empêchera pas de continuer ce qui vous passionne, ce sera à vous d'aménager votre quotidien de façon à ce que les deux soient conciliables.

- Parfois, il y a des petites baisses de moral et de motivation. C'est vrai, c'est inévitable. Mais en ce qui me concerne, c'était déjà un peu le cas au lycée. On a tous des petits passages à vide parfois, qu'on soit en prépa ou non. Les deux seules différences essentielles, c'est d'une part qu'une baisse de moral se fait ressentir sur vos notes très rapidement, du fait de la régularité des devoirs, et d'autre part, et cela m'amène vers le positif, c'est que vous n'êtes pas seuls, vous êtes même très bien entourés.

Vous allez vous faire des amis, avec qui vous pourrez partager vos projets, vos aspirations, vos passions, mais aussi à qui vous pourrez faire part de vos baisses de régimes, et qui seront là pour vous soutenir. La prépa, ce n'est pas du tout cette ambiance compétitive et méfiante que l'on peut imaginer, c'est avant tout beaucoup d'entre-aide, et beaucoup d'échange. Les professeurs aussi sont très attentifs. Je retiens surtout du positif de cette année : j'ai appris plein de choses, y compris sur moi-même, ça m'a permis de me dépasser et de clarifier mon projet professionnel. Je fais aussi un rapide point « vie sociale » : vous en aurez une, et elle sera top ! En prépa, on sort, on boit (toujours avec modération, évidemment), on s'invite, enfin bref, on vit. L'hypokhâgne parfois c'est dur, mais jamais insurmontable. Pour finir, voici mes conseils pour passer une bonne année :

Travailler, mais ne pas se tuer à la tâche. Se faire confiance : on ne peut que progresser. Se détacher des notes : c'est la qualité de votre copie qui est jugée, c’est-à-dire un écrit de quelques pages. Pas vous. Quand c'est nécessaire, prendre un pause, lever le pied, respirer : votre santé sera toujours plus importante que votre travail. Bien dormir. Manger équilibré. Faire de l'exercice physique régulier. Se brosser les dents après chaque repas. Profiter parce que ce sont quand même de sacrément belles années de votre vie.

 

Laëtitia M.

 

* * *

J'ai bel et bien conscience que ce témoignage, rien que par le nom qu'il porte, ne peut être que le résultat de ma propre subjectivité. Ainsi rien de ce qui y sera dit ne pourra prétendre à une vérité universelle. Certains s'y reconnaîtront sans doute plus que d'autres, ou peut-être que personne ne s'y retrouvera, simplement. Mais je tiens malgré tout à exposer ma vision de la prépa pour conforter certains et en désillusionner d'autres.

Beaucoup trop de préjugés planent sur la prépa : la prépa c'est l'enfer, on travaille sans cesse, de 7h à 23h, on n'a plus de vie sociale, plus de loisir, aller en prépa est une autoflagellation, et j'en passe. Si ces préjugés sont là, c'est qu'ils ont forcément trouvé leur source quelque part : dans l'image que l'on a tendance à donner à ce cursus d'études. Mais la prépa c'est autre chose. J'aimerais commencer par dire, bien sûr, que la prépa, c'est du travail. Mais après tout, qui y viendrait s'il n'a pas envie de travailler ? Je ne veux pas défendre la prépa en particulier, mais dire d'abord ce qu'elle peut avoir de positif (et, à mon sens, il y a davantage de positif à dire que de négatif). Être en prépa, c'est travailler plusieurs heures par jour, mais c'est différent du lycée (puisque la comparaison s'impose) : le travail en prépa est un travail que l'on peut rendre agréable. Les matières sont censées vous plaire, et il faut considérer que le travail qu'on vous donne à effectuer n'est pas particulièrement un travail, mais une façon de vous enrichir. Car c'est d'abord ça la prépa : un enrichissement tant d'un point de vue intellectuel que culturel et humain. Les livres que vous avez dans votre bibliothèque mais que vous n'avez jamais pris le temps de lire, on vous obligera à les lire ; les citations que vous avez toujours voulu savoir mais que votre flemme vous a empêché d'apprendre, vous serez forcés de les apprendre. Certes, être en prépa, c'est de la rigueur, mais c'est une rigueur qui vous permet de faire des choses qui vous enrichissent ! Qui vient en prépa doit aimer la culture et la réflexion, voilà tout.

Bon, à présent, puisqu'il s'agit, paraît-il, d'un témoignage, je crois bien qu'il faut que je fasse grossièrement le portrait de ma vie en prépa. J'avoue que j'y venais avec beaucoup de rêves, beaucoup d'idéaux, qui se sont quelque peu brisés. Dès les premiers jours, je m'étais fait un planning, j'étais motivé, mais très vite la flemme, la fatigue et les problèmes personnels (parce qu'on en a tous, même en prépa) m'ont dévié de cette trajectoire. En fait, je m'aperçois maintenant qu'il faut vivre sa prépa à fond : il faut travailler quand on a des choses à faire, mais savoir se détendre aussi, et savoir se faire plaisir (si jamais vous avez une khôlle à faire, bien entendu, vous la faites, mais si vous n'avez pas de DS à réviser avant deux semaines et que vous n'avez que peu de devoirs, profitez-en pour lire et pour DORMIR). Je peux vous assurer que le sommeil est INDISPENSABLE. Je suis arrivé en prépa en n'ayant pas besoin de beaucoup dormir. Dans les premières semaines, je me couchais entre minuit et une heure du matin pour me lever à 7heures. Je vous assure que la fatigue s'accumule et qu'il arrive un jour – surtout le week-end – où vous n'arrivez plus à vous lever ; alors vous n'arrivez plus à réfléchir et vous êtes déprimé à longueur de journée. Le sommeil c'est un peu comme le soleil : c'est très thérapeutique.

Quant à ce qui est de ma vie sociale et de mes loisirs – grande question qui ressort régulièrement –, j'ai plus d'activité que l'an dernier ! J'arrive encore à faire du sport (environ 6 heures par semaine), je prends encore des cours de piano une fois par semaine, j'écris mes romans, etc., je peux lire des livres hors programme (bon, ça, je vous avoue que peu de gens le font), je dors, (oui, c'est un loisir à part entière), et je peux très bien me faire des soirées avec mes amis sans souci (même si je ne suis pas trop du genre à sortir). Et par dessus tout, je suis en couple, ce qui peut représenter un temps considérable qui n'est pas consacré au travail. Vous voyez bien, donc, qu'il n'est pas nécessaire de se couper du monde extérieur pour être en prépa. La prépa donne encore de l'oxygène à notre organisme, vous savez.

Je tiens à préciser, avant de conclure, que, malgré mes loisirs, je suis dans la tête de ma classe (et non, je n'ai pas tout le temps des bonnes notes, car sachez que les bons élèves n'ont pas toujours des facilités!) et je n'ai pas encore d'option, ce qui m'aide à avoir un peu plus de temps que les autres. Mais sachez qu'il est impossible d'être constant en prépa : il y a forcément des périodes où vous travaillerez moins que d'autres, soit à cause de la fatigue, ou de la flemme, ou de la déprime (surtout en janvier/février). Vous vous accrocherez sans doute, mais peut-être que des fois ce sera plus fort que vous, que vous n'y arriverez pas. Alors ce qu'il faut, c'est simplement assumer et accepter qu'à cet instant précis vous travaillez moins, mais que plus tard vous travaillerez plus. Et je vous promets que l'arrivée des beaux jours motive beaucoup.

Bon, voilà, je crois que j'ai à peu près tout dit... Vous savez, mon témoignage n'est sans doute pas très enrichissant, mais j'espère que certains pourront s'y retrouver. Beaucoup penseront : « Ah mais c'est un des meilleurs de la classe, c'est pas du tout moi ça ! Il a des facilités », etc. D'autres se diront : « La prépa on dirait que c'est le Paradis selon lui, moi je pense pas ». Je ne demande pas à ceux qui me lisent de partager ce que je pense, car c'est moi qui le pense en tant qu'individu. C'est ainsi que je ressens la prépa. D'autres diront d'autres choses, mais moi j'en dis cela. Si j'ai pu en motiver quelques-uns, j'en serais bien content.

 

Maxime S.

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